Qualité de l’Eau

Microplastiques et nanoplastiques : ce que les propriétaires doivent savoir

Les microplastiques et les nanoplastiques sont passés d'un sujet de recherche pointu à une manchette qui revient sans cesse. Des chercheurs en ont signalé dans l'eau potable, dans l'air de nos maisons et dans les tissus humains. La couverture médiatique oscille entre l'alarme et le déni, ce qui laisse la plupart des gens sans savoir quoi croire.

Ce guide fait le point. Il explique ce que sont ces particules, d'où elles viennent, comment l'eau du robinet se compare à l'eau embouteillée et ce qui distingue un nanoplastique d'un microplastique. Il présente aussi ce que montre la recherche sur la santé, ce qu'elle ne montre pas, et quelles études très médiatisées ont été contestées par d'autres scientifiques. Il passe ensuite en revue les moyens les plus efficaces de réduire l'exposition de votre famille par l'eau que vous buvez et l'air que vous respirez.

Que sont les microplastiques et les nanoplastiques?

Les microplastiques sont des morceaux de plastique de moins de 5 millimètres, soit environ la taille d'une graine de sésame, et moins. Les nanoplastiques sont les plus petits d'entre eux : des particules de moins de 1 micromètre (un millième de millimètre), le seuil utilisé par l'Organisation internationale de normalisation (ISO). Certains organismes, comme l'Autorité européenne de sécurité des aliments, placent la limite du nano encore plus bas, à 100 nanomètres. Les scientifiques débattent encore des frontières exactes, mais le portrait général est cohérent.

Pour donner une idée de l'échelle :

  • Un cheveu humain mesure environ 70 micromètres de large.
  • Un nanoplastique de 1 micromètre a à peu près la taille d'une seule bactérie, soit environ un soixante-dixième de la largeur de ce cheveu.
  • Un nanoplastique de 100 nanomètres a à peu près la largeur d'un virus.

Les microplastiques se divisent en deux grands types. Les microplastiques primaires sont fabriqués petits volontairement ou se détachent sous forme de particules minuscules, comme les microbilles que le Canada a interdites dans les produits de toilette en 2018 et la poussière qui se détache des pneus en s'usant. Les microplastiques secondaires se forment quand de plus gros objets en plastique, comme les bouteilles, les sacs et les emballages, se dégradent avec le temps sous l'effet du soleil, de la chaleur et de la friction. Les nanoplastiques se forment surtout quand les microplastiques continuent de se fragmenter.

D'où viennent les microplastiques?

De presque partout où le plastique est utilisé, usé ou chauffé.

Les grandes sources à l'extérieur

Un rapport de 2017 de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), largement cité, s'est penché sur le plastique qui atteint l'océan déjà sous forme de particules. Il estimait qu'environ 35 % provient du lavage des vêtements synthétiques et environ 28 % de l'usure des pneus sur les routes. Dans les Amériques, les pneus étaient la plus grande source à eux seuls. Autrement dit, deux des plus grandes sources sont des gestes que presque chaque ménage fait chaque semaine : faire la lessive et conduire.

Le Canada n'y échappe pas. Selon l'évaluation scientifique de la pollution plastique de Santé Canada et d'Environnement et Changement climatique Canada, environ 29 000 tonnes de plastique, soit environ 1 % des déchets plastiques du pays, se sont retrouvées dans l'environnement en 2016 seulement. Comme le plastique se dégrade très lentement, la quantité présente dans l'environnement ne cesse d'augmenter.

Les sources dans votre maison

À l'intérieur, les principales sources sont les objets de notre quotidien :

  • Les textiles synthétiques. Les tapis, les meubles rembourrés, les rideaux, la literie et les vêtements en polyester, en nylon et en acrylique libèrent des fibres dans l'air et la poussière.
  • Les emballages d'aliments et de boissons. Les bouteilles, les bouchons, les pellicules et les contenants libèrent des particules, surtout avec la chaleur, l'usure ou un usage répété.
  • Les plastiques chauffés. Les bouilloires, les biberons et les contenants alimentaires en polypropylène libèrent beaucoup plus de particules quand ils sont chauds (on y revient plus bas).
  • Les sachets de thé. Dans une étude de 2019, des chercheurs de l'Université McGill ont testé des sachets de thé haut de gamme en plastique « soyeux » achetés dans des magasins de Montréal. Un seul sachet infusé à 95 °C a libéré environ 11,6 milliards de microplastiques et 3,1 milliards de nanoplastiques dans la tasse. L'Association canadienne du thé (Tea and Herbal Association of Canada) affirme que la plupart des sachets de thé vendus ici sont en papier, mais c'est un exemple frappant de l'effet combiné de la chaleur et du plastique.

Combien de microplastiques dans l'eau du robinet et dans l'eau embouteillée?

C'est ici que les chiffres varient le plus, et il est important de comprendre pourquoi. Voici les trois études les plus importantes qui comparent les deux.

ÉtudeCe qui a été mesuréRésultat clé
Université de Victoria, 2019Une revue de 26 études antérieures sur les microplastiques dans les aliments, l'eau et l'airLes personnes qui ne boivent que de l'eau embouteillée pourraient ingérer environ 90 000 particules de microplastiques de plus par année, contre environ 4 000 pour celles qui ne boivent que l'eau du robinet
Columbia et Rutgers, 2024Trois marques d'eau embouteillée, avec une méthode d'imagerie laser qui détecte les particules jusqu'à environ 100 nanomètresEnviron 240 000 particules de plastique par litre en moyenne, dont environ 90 % de nanoplastiques
Ohio State, 2026L'eau traitée de quatre usines sur le lac Érié et six marques d'eau embouteillée, nanoplastiques comprisL'eau embouteillée contenait environ trois fois plus de nanoplastiques que l'eau du robinet traitée; dans les deux cas, plus de la moitié des particules étaient des nanoplastiques

Pourquoi les chiffres ne concordent pas

La réponse tient surtout à ce que chaque étude pouvait voir. Les anciennes méthodes ne détectaient pas les plus petites particules : elles ne comptaient donc qu'une partie de ce qui était présent. L'équipe d'Ohio State a conclu que les études antérieures avaient sous-estimé le nombre de particules dans l'eau du robinet comme dans l'eau embouteillée, parce qu'elles laissaient de côté les nanoplastiques. L'évaluation fédérale canadienne et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont toutes deux souligné que l'absence de méthodes d'analyse normalisées constitue une lacune majeure.

Le chiffre de 240 000 mérite aussi une mise en garde. Après sa publication, d'autres chercheurs ont soutenu dans la même revue que les échantillons témoins d'eau ultrapure du laboratoire présentaient des niveaux de plastique semblables à ceux de l'eau embouteillée. Selon eux, cela rendait les chiffres exacts peu fiables. Les auteurs de l'étude originale ont aussi indiqué que seulement environ 10 % des particules qu'ils ont observées correspondaient aux sept plastiques de leur bibliothèque de référence. Le chiffre exact est donc incertain.

Ce sur quoi les données s'entendent

Si on met de côté les chiffres contestés, un portrait cohérent demeure :

  • L'eau embouteillée n'est pas le choix le plus propre. Toutes les grandes comparaisons ont trouvé autant ou plus de particules de plastique dans l'eau embouteillée que dans l'eau du robinet traitée. L'équipe d'Ohio State a attribué la majeure partie du plastique de l'eau embouteillée à son emballage.
  • L'eau du robinet n'est pas exempte de plastique non plus. On s'attend à ce que les usines de traitement retirent une grande part des microplastiques, mais l'évaluation canadienne note que certaines études sur l'eau du robinet en ont tout de même trouvé. L'origine des particules qui se rendent jusqu'au robinet est encore à l'étude.
  • Les nanoplastiques forment la majorité du compte. Partout où les chercheurs ont pu les chercher, les plus petites particules se sont révélées les plus nombreuses.

Microplastiques et nanoplastiques : pourquoi la taille change tout

Un nanoplastique n'est pas simplement un microplastique plus petit. Réduire la taille d'une particule change son comportement, les endroits où elle peut aller et la difficulté de l'étudier.

Ils sont beaucoup plus difficiles à détecter. Bien des méthodes de laboratoire courantes ne peuvent pas identifier de façon fiable les particules de moins d'environ 10 micromètres. Ce n'est que depuis quelques années que les techniques sont assez sensibles pour compter les nanoplastiques dans l'eau, ce qui explique pourquoi les données à leur sujet sont si récentes.

Ils pourraient aller plus loin dans le corps. Selon l'OMS, les microplastiques de plus de 150 micromètres ont peu de chances d'être absorbés par le corps, et l'absorption des plus petits devrait être limitée. Les nanoplastiques pourraient être absorbés et se répandre plus facilement, mais les données restent très limitées.

Ils ont beaucoup plus de surface. Brisez une particule en mille plus petites, et la surface totale exposée à l'eau et aux tissus se multiplie. C'est important en raison d'une étude publiée dans Nature en octobre 2026. Des chercheurs de l'Université Columbia et de UC Berkeley ont découvert que la surface des microplastiques génère spontanément des espèces réactives de l'oxygène dans l'eau, des molécules instables reconnues pour endommager les cellules. Lors de tests en laboratoire, ces réactions ont endommagé des globules rouges. Il s'agit de travaux de laboratoire, pas d'une preuve de tort chez l'humain, mais ils suggèrent un mécanisme : le plastique n'est peut-être pas aussi inerte chimiquement qu'on l'a longtemps cru.

Ils restent en suspension. Les particules plus grosses finissent par se déposer dans l'eau ou dans l'air. Les nanoplastiques se comportent plutôt comme un colloïde : ils restent dispersés au lieu de couler, ce qui les rend plus difficiles à retirer.

MicroplastiquesNanoplastiques
TailleDe 1 micromètre à 5 millimètresMoins de 1 micromètre (selon certaines définitions : moins de 100 nanomètres)
Comparable àD'une graine de sésame à une bactériePlus petit qu'une bactérie, jusqu'à un virus et moins
Peut-on les voir?Les plus gros, à peineNon, pas même avec un microscope standard
Niveau de rechercheÉtudiés depuis environ 20 ansComptes fiables seulement depuis quelques années
Déplacement dans le corpsLes plus gros transitent surtout par l'intestinPourraient être absorbés plus facilement; données limitées
Part des particules dans l'eau potableMinoritéMajorité, dans les études capables de les détecter

Les propriétaires devraient-ils s'inquiéter des microplastiques?

Réponse honnête : il faut les prendre au sérieux, sans paniquer. Voici ce que disent les données.

Ce qui est bien établi

  • Tout le monde est exposé. Santé Canada indique que les gens au Canada peuvent être exposés aux microplastiques par les aliments, l'eau embouteillée, l'eau du robinet et l'air intérieur et extérieur.
  • Les autorités bougent. En 2021, Ottawa a inscrit les « articles manufacturés en plastique » comme toxiques en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement. Cette inscription reposait surtout sur les dommages à l'environnement, et non sur une conclusion concernant la santé humaine. Elle a été annulée en 2023, puis rétablie par la Cour d'appel fédérale en janvier 2026. Au printemps 2026, le regroupement industriel à l'origine de la contestation avait demandé à la Cour suprême du Canada d'entendre un appel. En avril 2026, l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a ajouté les microplastiques à sa liste provisoire de contaminants de l'eau potable qui pourraient justifier une réglementation future, une première pour l'agence. Cette inscription ne crée pas de limite légale, mais elle montre que la question n'est plus marginale.
  • Il n'y a pas de limite canadienne pour l'eau potable. Le Canada n'a aucune recommandation pour les microplastiques dans l'eau potable : ils ne font donc pas partie des analyses de routine derrière le rapport sur la qualité de l'eau de votre ville.

Ce que suggèrent les études les plus solides sur la santé

Deux études chez l'humain ont attiré le plus d'attention :

Aucune de ces études ne prouve que le plastique a causé ces problèmes. Les deux ont trouvé des associations. Les chercheurs de l'étude sur le cerveau ont eux-mêmes noté que la démence endommage les barrières protectrices et les systèmes d'élimination du cerveau, ce qui pourrait permettre à davantage de particules de s'accumuler, plutôt que l'inverse.

Là où la science est réellement contestée

Cette partie est souvent passée sous silence, et elle compte si vous voulez un portrait juste.

En janvier 2026, The Guardian a rapporté que plusieurs scientifiques croient que certains des résultats les plus médiatisés sur le plastique dans les tissus humains pourraient refléter de la contamination et des faux positifs. Le cœur du problème est technique. Un test courant identifie le plastique en chauffant un échantillon et en analysant ce qui s'en dégage, et certains gras produisent un signal qui ressemble beaucoup à celui du polyéthylène. Or, le cerveau est composé d'environ 60 % de gras. Un groupe de chercheurs a publié une critique formelle de l'étude sur le cerveau dans Nature Medicine, en évoquant des contrôles de contamination limités et des étapes de validation manquantes. L'étude sur les artères a aussi été critiquée parce qu'elle n'avait pas analysé d'échantillons témoins provenant de la salle d'opération.

Les auteurs des études ont défendu leurs travaux, et beaucoup d'autres chercheurs ont jugé la critique exagérée. Ce que personne ne conteste, c'est que nous sommes exposés aux micro et nanoplastiques et que ces particules pénètrent dans le corps. Les questions ouvertes portent sur la quantité qui s'accumule, à quel endroit, et sur leurs effets.

Le mythe de la carte de crédit

Vous avez peut-être vu l'affirmation selon laquelle chacun de nous mangerait l'équivalent d'une carte de crédit en plastique chaque semaine, soit environ 5 grammes. Des travaux révisés par les pairs publiés plus tard ont conclu que cette estimation était erronée de plusieurs ordres de grandeur. Une estimation plus rigoureuse a fixé l'apport typique d'un adulte à environ 4 microgrammes par semaine, plus d'un million de fois moins. À ce rythme, il faudrait des milliers d'années pour manger l'équivalent d'une carte de crédit. La vraie préoccupation n'est pas le poids du plastique que nous avalons. C'est le nombre de particules, surtout les plus petites, et ce qu'elles pourraient faire une fois à l'intérieur.

En résumé : la prudence, pas la panique

La revue de l'OMS de 2022 a conclu que les données limitées montraient peu de preuves de tort chez l'humain, mais elle recommandait tout de même de prendre des mesures pour réduire l'exposition. Nous sommes d'accord avec cette approche, pour quatre raisons :

  1. L'exposition est quotidienne, et pour la vie. Même de petits effets peuvent s'additionner sur des décennies.
  2. Les signaux d'alarme viennent de plusieurs directions. Les études chez l'humain, la recherche sur les animaux et les nouveaux travaux en laboratoire sur la réactivité des surfaces de plastique sont tous imparfaits, mais ils vont dans le même sens.
  3. Les enfants pourraient être plus exposés. Des chercheurs du Trinity College Dublin ont constaté que les biberons en polypropylène libéraient jusqu'à 16,2 millions de microplastiques par litre lors de la préparation du lait maternisé, l'eau chaude et la stérilisation entraînant les rejets les plus élevés.
  4. Réduire l'exposition est facile et sans inconvénient. Plusieurs des mesures les plus efficaces coûtent peu ou rien.

Les autorités ont tendance à fixer des limites seulement une fois la science bien établie, ce qui peut prendre des décennies. Vous n'avez pas à attendre une limite pour décider qu'il vaut mieux avoir moins de plastique dans l'eau et l'air de votre famille.

Comment réduire les microplastiques dans votre eau potable

1. Cessez de compter sur l'eau embouteillée

C'est le changement le plus simple. Toutes les grandes comparaisons ont trouvé que l'eau embouteillée est aussi mauvaise, sinon pire, que l'eau du robinet traitée pour les particules de plastique, et la bouteille elle-même semble être une source importante. Filtrer votre propre eau du robinet peut faire davantage pour vous, avec beaucoup moins de déchets plastiques.

2. Filtrez au robinet, et choisissez bien votre filtre

Les filtres ne se valent pas tous, et certains empirent les choses. Vérifiez ces trois éléments :

  • Des données publiées sur la réduction des microplastiques. Bien des filtres courants ne revendiquent rien du tout pour les microplastiques. Lors d'une série de tests, un filtre pichet populaire a même augmenté les microplastiques dans l'eau de plus de 1 200 %. Notre guide sur les filtres à eau de réfrigérateur relève des lacunes semblables.
  • Un média qui ne libère pas de particules. Les filtres sont souvent eux-mêmes faits de plastique. Les chercheurs de Columbia qui ont étudié l'eau embouteillée soupçonnaient qu'une partie du plastique trouvé provenait des membranes d'osmose inverse utilisées pour purifier l'eau. L'un des coauteurs a souligné que les filtres eux-mêmes peuvent introduire du plastique.
  • Un remplacement à temps. Un filtre ne vaut que son dernier changement de cartouche. Un filtre saturé retient moins, et son débit ralentit jusqu'à ce que les gens abandonnent et se servent directement au robinet.

3. Connaissez l'astuce de l'ébullition, et ses limites

Dans une étude de 2024, des chercheurs en Chine ont découvert que faire bouillir l'eau du robinet pendant cinq minutes, puis la filtrer, retirait une grande part des micro et nanoplastiques. Quand une eau dure bout, ses minéraux forment le tartre crayeux qu'on voit dans une bouilloire, et ce tartre emprisonne les particules de plastique. Plus l'eau est dure, mieux ça fonctionne : environ 34 % de retrait à une dureté de 80 mg/L, 84 % à 180 mg/L et jusqu'à 90 % à 300 mg/L. Dans une eau douce, c'était plutôt 25 %.

Selon le rapport de 2022 de la Ville, l'eau de Montréal avait une dureté moyenne d'environ 123 mg/L : l'ébullition retirerait donc probablement un pourcentage situé entre ces deux premiers chiffres. Il faudrait ensuite verser l'eau dans une passoire fine ou un filtre à café pour retenir le tartre. C'est une astuce utile pour le thé et la cuisine, mais ce n'est pas une solution pour toute la maison, et elle ne fait rien contre le plomb ni les PFAS. L'ébullition ne retire ni l'un ni les autres, comme nous l'expliquons dans notre guide sur le fluorure, le plomb et les PFAS.

4. Éloignez la chaleur du plastique

La chaleur est le point commun des expositions les plus élevées relevées par les chercheurs. Quelques changements faciles :

  • Utilisez une bouilloire en verre ou en acier inoxydable. L'équipe du Trinity College a constaté que les bouilloires en polypropylène libèrent des microplastiques à des niveaux semblables à ceux des biberons.
  • Préparez le lait maternisé dans un contenant en verre et laissez-le refroidir avant de le verser dans un biberon en plastique, ou utilisez des biberons en verre.
  • Ne chauffez pas les aliments au micro-ondes dans des contenants en plastique. Réchauffez-les plutôt dans du verre ou de la céramique.
  • Choisissez du thé en feuilles ou des sachets en papier plutôt que des sachets « soyeux » en plastique.

Comment réduire les microplastiques dans l'air de votre maison

L'eau attire l'attention, mais l'air pourrait être une source d'exposition plus importante. Dans une étude de 2025, des chercheurs de l'Université de Toulouse ont mesuré en moyenne 528 particules de microplastiques par mètre cube d'air dans des appartements et 2 238 dans des voitures. Plus de 90 % mesuraient moins de 10 micromètres, assez petites pour atteindre le fond des poumons. En combinant ces résultats avec des données antérieures, ils ont estimé que les adultes pourraient inhaler environ 68 000 de ces fines particules par jour, environ 100 fois plus que les estimations précédentes. C'était une petite étude portant sur 16 échantillons d'air, mais elle désigne l'air intérieur comme une voie d'exposition largement sous-estimée.

1. Faites fonctionner un vrai purificateur d'air HEPA là où vous dormez

Les vrais filtres HEPA sont conçus pour capter au moins 99,97 % des particules de 0,3 micromètre, la taille la plus difficile à retenir, et ils sont encore plus efficaces pour les particules plus grosses et plus petites. La plupart des microplastiques en suspension dans l'air sont donc bien dans leur champ d'action. Dans une petite étude menée en 2024 dans des bureaux en Malaisie, l'utilisation de purificateurs d'air a réduit le nombre de microplastiques d'environ 35 % en moyenne. Pour de meilleurs résultats, choisissez un purificateur adapté à la taille de la pièce et faites-le fonctionner en continu, surtout dans les chambres.

2. Nettoyez sans remettre les particules en suspension

Les microplastiques se déposent dans la poussière de la maison, et les activités quotidiennes les remettent dans l'air. Passez un aspirateur muni d'un filtre HEPA et époussetez avec un linge humide plutôt qu'avec un linge sec.

3. Améliorez votre filtre de fournaise

Si vous avez un système de chauffage ou de climatisation à air pulsé, un filtre de fournaise plus efficace capte davantage de fines particules chaque fois que le système fonctionne. Vérifiez ce que votre système peut supporter avant de changer de filtre, car les filtres très denses peuvent restreindre la circulation d'air.

4. Choisissez des fibres naturelles quand c'est possible

Les textiles synthétiques sont l'une des plus grandes sources de microplastiques à l'intérieur. Quand vous remplacez la literie, les tapis, les jetés ou les rideaux, pensez-y : le coton, le lin et la laine ne libèrent aucun plastique.

5. N'oubliez pas la voiture

L'habitacle des voitures présentait les concentrations les plus élevées dans l'étude de Toulouse. Remplacez votre filtre d'habitacle selon le calendrier prévu et laissez entrer l'air frais quand la qualité de l'air extérieur est bonne.

L'exposition aux microplastiques en un coup d'œil

SourceComment elle vous atteintSolution la plus simpleSolidité des données
Eau embouteilléeEn buvantPasser à l'eau du robinet filtréeSolides et constantes
Plastiques chauffés (bouilloires, biberons, contenants)En buvant et en mangeantChauffer dans le verre, la céramique ou l'acierSolides en laboratoire
Sachets de thé en plastiqueEn buvantThé en feuilles ou sachets en papierSolides en laboratoire
Eau du robinetEn buvant et en cuisinantUn filtre avec des données publiées sur les microplastiquesModérées; les comptes varient selon la méthode
Air intérieur et poussièreEn respirantPurificateur HEPA, aspirateur HEPA, époussetage humideModérées; recherche plus récente
Air de l'habitacleEn respirantFiltre d'habitacle, ventilationPréliminaires; une seule étude clé

La place de Purely : de l'eau filtrée à votre robinet de cuisine

C'est de votre robinet de cuisine que vient la majeure partie de l'eau que vous buvez et utilisez pour cuisiner. C'est là que la filtration fait la plus grande différence au quotidien.

Le système sous l'évier P1 de Purely repose sur le média NanoFiber™. Au lieu des granules libres ou du bloc compressé qu'on trouve dans la plupart des filtres, il utilise des fibres de charbon actif améliorées par infusion d'oxygène. L'eau traverse quatre étapes :

  1. Le préfiltre à sédiments retient d'abord la rouille, le sable et les plus grosses particules.
  2. Le média NanoFiber™ réduit les microplastiques, ainsi que le chlore, les sous-produits de la chloration, les COV, les métaux lourds dont le plomb, les PFAS et les produits pharmaceutiques.
  3. Silver-Core™ est conçu pour prévenir la prolifération bactérienne dans le filtre.
  4. L'alumine activée cible le fluorure et l'arsenic.

Au total, le P1 est conçu pour réduire jusqu'à 99 % de plus de 100 contaminants courants de l'eau du robinet, tout en conservant les minéraux naturellement présents dans votre eau. L'application Purely suit votre consommation en temps réel et vous avertit quand une cartouche est à changer : vous ne vous fiez jamais à un filtre saturé sans le savoir. Il s'installe en moins de 10 minutes, sans plombier, et il est couvert par une garantie de remboursement de 30 jours et une garantie de 5 ans.

À venir : Nanofiber+™ et votre exposition quotidienne aux microplastiques

Les nanoplastiques sont la partie la plus difficile du problème, et ils méritent leur propre analyse approfondie. Dans notre prochain guide, nous expliquerons comment la technologie Nanofiber+™ fonctionne à l'échelle de la fibre, pourquoi un média à base de fibres se comporte différemment du charbon en granules de la plupart des filtres, et ce que cela signifie pour réduire votre exposition aux microplastiques chaque jour, à votre robinet de cuisine.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre les microplastiques et les nanoplastiques?

La taille. Les microplastiques sont des particules de plastique de moins de 5 millimètres. Les nanoplastiques mesurent moins de 1 micromètre, trop petits pour être vus même avec un microscope standard. En raison de leur taille minuscule, ils pourraient se déplacer plus facilement dans le corps, ils ont beaucoup plus de surface et ils sont beaucoup plus difficiles à mesurer.

Pour éviter les microplastiques, vaut-il mieux boire l'eau du robinet ou l'eau embouteillée?

L'eau du robinet. Toutes les grandes comparaisons ont trouvé autant ou plus de particules de plastique dans l'eau embouteillée que dans l'eau du robinet traitée, et une bonne partie du plastique de l'eau embouteillée semble provenir de l'emballage. Filtrer votre eau du robinet réduit encore davantage l'exposition.

Les microplastiques sont-ils nocifs pour l'humain?

Ça n'a pas été prouvé. Des études ont lié la présence de micro et nanoplastiques dans les tissus humains aux crises cardiaques, aux AVC et à la démence, mais il s'agit d'associations, et certains résultats ont été contestés en raison d'une possible contamination. L'OMS affirme que les preuves de tort chez l'humain sont limitées, mais elle recommande tout de même de réduire l'exposition.

Faire bouillir l'eau retire-t-il les microplastiques?

En partie. Une étude de 2024 a montré que faire bouillir l'eau du robinet, puis la filtrer, retirait jusqu'à 90 % des micro et nanoplastiques dans une eau dure, mais seulement environ 25 % dans une eau douce. L'ébullition ne retire ni le plomb ni les PFAS.

Les filtres à eau retirent-ils les microplastiques?

Certains oui, d'autres non. Bien des filtres courants ne revendiquent rien pour les microplastiques, et il a été démontré qu'au moins un filtre pichet ajoute du plastique à l'eau. Recherchez des données de réduction publiées, un média qui ne libère pas de particules et un filtre que vous remplacerez vraiment à temps.

Les purificateurs d'air retirent-ils les microplastiques?

Les vrais purificateurs HEPA captent les particules dans la plage de tailles de la plupart des microplastiques en suspension dans l'air, et les premières recherches montrent qu'ils en réduisent le nombre à l'intérieur. Faites-en fonctionner un en continu dans les pièces où vous passez le plus de temps, surtout les chambres.

Le Canada réglemente-t-il les microplastiques dans l'eau potable?

Pas encore. Il n'existe aucune recommandation canadienne pour les microplastiques dans l'eau potable : ils ne font donc pas partie des analyses municipales de routine. Ottawa a inscrit les articles manufacturés en plastique comme toxiques en vertu de la loi fédérale sur l'environnement, et l'EPA américaine a ajouté les microplastiques à sa liste provisoire de contaminants de l'eau potable à l'étude en 2026.

Optimale, pas seulement acceptable

Il n'existe aucune limite légale pour les microplastiques dans l'eau potable au Canada, et il n'y en aura peut-être pas avant des années. Ça ne les rend pas acceptables. Ça les rend non réglementés. Vous ne faites pas de l'exercice uniquement parce que l'inactivité est illégale, et votre eau mérite la même exigence : pas seulement acceptable, mais optimale.

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